mercredi 30 novembre 2016

" Qu'est-ce qu'on attend ?"

Qui connait les "lanceurs d'avenir" ? Ils sont de plus en plus nombreux. Marie Monique Robin a fait un film sur une poignée de ces lanceurs d'avenir qui ont réussi à transformer leur ville.


"Qui croirait que la championne internationale des villes en transition est une petite commune française ? C’est pourtant Rob Hopkins, fondateur du mouvement des villes en transition, qui le dit. « Qu’est-ce qu’on attend ? » raconte les multiples initiatives qui permettent à cette petite ville alsacienne de 2 200 habitants de réduire son empreinte écologique."
"La municipalité d’Ungersheim a lancé en 2009 un programme de démocratie participative, baptisé « 21 actions pour le 21ème siècle » qui englobe tous les aspects de la vie quotidienne : l’alimentation, l’énergie, les transports, l’habitat, l’argent, le travail et l’école. « L’autonomie » est le maître mot du programme qui vise à relocaliser la production alimentaire, à promouvoir la sobriété énergétique et le développement des énergies renouvelables, et à soutenir l’économie locale grâce à une monnaie complémentaire (le Radis). Depuis 2005, la commune a économisé 120 000 euros en frais de fonctionnement et réduit ses émissions directes de gaz à effet de serre de 600 tonnes par an. Elle a créé une centaine d’emplois. Et elle n’a pas augmenté ses impôts locaux. Alors, qu’est-ce qu’on attend ?"
Marie Monique Robin est venue à Dijon le lundi 28 novembre lors de la projection au cinéma Eldorado. Elle a répondu aux questions dans une salle comble. Pour la petite histoire, une seule élue était présente dans la salle. Comme le disait madame Robin: "nous avons des élus éclairés et courageux; nous avons des élus courageux mais pas éclairés; nous avons des élus pas courageux mais éclairés; nous avons aussi des élus ni courageux ni éclairés"...
Maintenant, qu'est-ce qu'on attend pour faire aussi bien à Dijon ? 
Le film continue à être visible au cinéma Eldorado.

mardi 29 novembre 2016

La première carte PokeTerre avec le monstre Charbonito dévoilée à Dijon

Plusieurs centaines de cartes à collectionner "PokeTerre" avec le monstre "Charbonito" ont été distribuées récemment par l'association Les Amis de la Terre Côte-d'Or. Un Charbonito aux couleurs de la banque BNP Paribas dans un paysage détruit.

Le communiqué de presse:
"Tout le monde ou presque a entendu parler des cartes Pokemon dont de nombreux enfants font la collection.
Personne ou presque n'a entendu parler du financement du secteur du charbon par les banques internationales, dont la banque BNP Paribas.
En ce moment a lieu la COP22, grande messe de négociations sur le climat, dont les décisions impactent l'avenir des jeunes d'aujourd'hui.
Afin d'informer et de sensibiliser une population qui va être très touchée par le réchauffement climatique, les Amis de la Terre Côte-d'Or ont créé les cartes PokeTerre. Il s'agit de cartes à collectionner où les monstres sont des entités réelles responsables de catastrophes écologiques.

La première carte PokeTerre montre l'image de la BNP Paribas via un monstre fumant devant un paysage anéanti. Une métaphore pour illustrer la triste réalité: la banque BNP Paribas finance l'industrie minière et la production d'électricité à partir de charbon. Avec 52 milliards d'€ de financement aux énergies fossiles entre 2009 et 2014, dont 14 milliards au seul secteur du charbon, BNP Paribas est de loin le champion français des énergies carbonées

L'association les Amis de la Terre Côte-d'Or demande à la BNP Paribas de tenir ses engagements de la COP21: cesser tout financement dans le secteur du charbon.

Choisir sa banque peut avoir des conséquences sur le changement climatique : chacun(e) de nous peut faire le choix d'une banque responsable !"
Il est possible que d'autres cartes PokeTerre voient le jour à Dijon. Quels seront les prochains monstres ?

jeudi 24 novembre 2016

La ville de Dijon adhère au Club des Territoires "Un Plus Bio"

Lundi dernier, lors du conseil municipal, une majorité d'élus ont voté pour que Dijon adhère au  Club des Territoires "Un Plus Bio". Une très bonne nouvelle pour que les enfants puissent manger davantage d'aliments issus de l'agriculture biologique dans les cantines scolaires.


"Vous êtes un village qui cherche à mieux faire dans ses repas scolaires, un conseil départemental ou régional déjà engagé dans une dynamique vertueuse, une communauté d’agglomération qui se pose les bonnes questions, une grande ville qui met du bio dans les assiettes ou bien un pays qui souhaite partager ses expériences en restauration collective de qualité ? Alors rejoignez le premier Club des Territoires initié par l’association Un Plus Bio !
Porter la voix des collectivités, peser sur les évolutions des mentalités et des réglementations, apporter notre marque dans les débats nationaux sur l’alimentation : le Club des territoires Un Plus Bio est officiellement né en juin 2013. Un club pourquoi faire ? Tout d’abord un peu d’histoire. Cette structure n’est pas née par hasard mais d’un besoin: de plus en plus de collectivités introduisent des produits biologiques dans leur service de restauration et cherchent à relocaliser leur alimentation. Paradoxalement, elles sont nombreuses à se sentir seules devant l’ampleur des changements à opérer. En créant le premier Club des Territoires engagés dans une restauration collective de qualité, l’association Un Plus Bio entend répondre au besoin des collectivités d’agir ensemble. Le club se donne ainsi pour objectif de faire entrer la bio, la qualité de la nutrition et les questions de santé partout où cela est possible et bien au-delà des positions de principe du Grenelle de l’Environnement."

L'association "Un plus bio" a aussi réalisé un guide pratique à destination des parents pour que ceux-ci puissent agir efficacement et obtenir une alimentation biologique, donc saine, pour leurs enfants.

mercredi 23 novembre 2016

Comment l'entreprise Engie trompe les dijonnais

Engie fait actuellement de la publicité, dans les rues de Dijon, pour une "électricité verte". Un message accrocheur qui cache une triste réalité.
"Ne pas choisir l'électricité verte quand c'est au même prix, c'est comme dire: le réchauffement climatique ? 2 degrés de plus, c'est que dalle." Puis vient le texte en plus petit: "C'est pourquoi Engie poursuit son engagement dans les énergies renouvelables. Pour tout kWh que vous consommez, l'équivalent en électricité renouvelable est injecté dans le réseau."

Engie, une entreprise impliquée dans les énergies renouvelable ? Une entreprise qui permet de lutter contre le réchauffement climatique ? Pas si sur... En effet, le 3 novembre dernier, suite à une grande mobilisation de la société civile et notamment des Amis de la Terre, Engie a annoncé la fermeture de sa centrale à charbon de Hazelwood en Australie dès fin mars 2017.


Il a tout de même fallu, entre autre, une chanson


et la mobilisation de kangourous pour faire plier Engie.

Engie va donc fermer sa centrale ultra-polluante dans quelques mois, mais ce n'est pas pour autant que cette entreprise est vertueuse car en réalité elle continue à gagner de l'argent avec le secteur du charbon !

Les dijonnais qui souhaitent utiliser de l'électricité d'entreprise vraiment responsable peuvent se fournir chez Enercoop.

dimanche 13 novembre 2016

Conférence "La biodiversité c'est la santé"

La ville de quetigny et l'association Quetigny Environnement organisent une conférence intitulée "La biodiversité c'est la santé".

L'intervenant est Philippe Perrin, éco-infirmier.


Une éco-infirmier c’est "un infirmier spécialisé sur les liens entre "pollutions et santé". Un professionnel de santé qui travaille dans le champ de la prévention primaire (celle mise en œuvre avant la maladie !) en réalisant différents types d’interventions visant à sensibiliser le public -ou d’autres soignants- aux risques sanitaires liés à la dégradation de l’environnement."

samedi 12 novembre 2016

Soutenons la création du jardin en permaculture du Cercle Laïque Dijonnais !

Tout près de Dijon, un projet éco-citoyen, original, innovant, participatif !
"Construisons ce grand jardin collectif ; partageons nos savoirs ; remettons nous en lien avec la Terre pour mieux vivre et se nourrir autrement ; aidons un paysan à vivre de son travail.
A Corcelles-les-Monts, avec le Cercle laïque dijonnais, Cultivons, construisons, imaginons, partageons et agissons :
Nous avons l'énergie et l'envie, il nous manque un peu de matière, de la paille, des plants, des semences, un peu de matériel et un petit coup de pouce..."

"« Corcelles, de la Terre au Ciel » est un projet participatif du Cercle Laïque Dijonnais pour réinventer sa base de loisirs située à Corcelles-les-monts.
Petit à petit nous créons ensemble un jardin naturel en favorisant la diversité du vivant, des aménagements pour des activités de loisirs nature et jardin, sciences et astronomie et nous rénovons les locaux en éco-construction... Ensemble, nous mettons de la vie !"

Pour démarrer ce magnifique projet, le groupe a lancé un financement participatif.



Les 3000 euros demandés serviront à:
- La préparation de la terre (paille, laines, location camion, carburant, …
- l'achat de petit matériel (tuyau arrosage, voiles, filets, outils)
- l'achat de consommables pour premières plantations (terreau, plants, semences, engrais verts, …)
Si le montant de la collecte est dépassé, l'excédent servira à financer le création d'un verger conservatoire et l'acquisition de clôture car la zone est très giboyeuse (chevreuils, sangliers, lièvres, blaireaux,...).
(Télécharger la plaquette de présentation)

mercredi 9 novembre 2016

Réunion publique sur le compteur Linky

"Alors que le déploiement des compteurs électriques "Linky" est en cours dans les foyers de l'agglomération, le Grand Dijon organise une réunion publique d'information et de débat autour de cette nouvelle génération de compteurs. En facilitant par exemple la maîtrise de nos consommations d'énergie, Linky peut-il être considéré comme un outil au service de la transition énergétique ? Catherine Hervieu et Frédéric Faverjon, vice-présidents du Grand Dijon, échangeront avec le public sur ces enjeux pour un territoire qui se positionne comme une référence écologique en France."

Linky, ce compteur soit-disant obligatoire, soit-disant permettant des économies d'énergie... Une belle arnaque en réalité.

Il est possible de se faire une petite idée en quelques pages, en lisant le livre "Sexy, Linky ?"
« Il est beau, mon Linky ! Il est intelligent, mon compteur ! » Les chargés de com’ d’ErDF auront tout tenté pour le rendre sympathique et attirant. Ils l’ont d’abord teinté d’un beau vert-anis. Ils l’ont ensuite doté d’un joli petit nom. Puis ils lui ont attribué toutes les qualités à la mode : Linky créera de l’emploi, il fera faire des économies au consommateur, il sauvera même la planète du dérèglement climatique ! Et pour ne rien gâcher, il n’émet aucune onde dangereuse pour la santé et respecte totalement la vie privée de chacun.
Incroyable, non ?
Le plus incroyable, en fait, c’est que malgré toutes ses qualités, de plus en plus de citoyens et de communes lui claquent la porte au nez. Rien à faire, ces grincheux ne veulent pas de ce formidable appareil chez eux ! Faut-il en conclure que les opposants au Linky sont des salauds ? Ou alors, ont-ils juste un peu trop bien compris les véritables tenants et aboutissants de ce « grand projet inutile et imposé » ? Vous pourrez vous faire votre opinion en lisant Sexy, Linky ?, le livre qui tord le cou au plan com’ d’ErDF et montre le vrai visage de ce petit compteur électrique."

Rendez-vous le lundi 14 novembre, de 20h à 22h à la salle Camille Claudel à Dijon.

lundi 31 octobre 2016

Fin des pesticides dans le cimetière des Pejoces

"Dans le cadre de la démarche Zéro phyto adoptée par la ville de Dijon fin 2015, les 30 hectares du cimetière des Péjoces sont désormais entretenus sans avoir recours à la chimie.



Depuis près d'un an, plus aucun produit phytosanitaire n’est utilisé pour l’entretien des 850 hectares d’espaces verts de la ville de Dijon, ni d’ailleurs pour les 400 kilomètres de voirie, qui relèvent désormais de la compétence de la communauté urbaine. La ville de Dijon et le Grand Dijon, conscients des enjeux en termes de santé publique, de préservation de la ressource en eau et de la biodiversité, ont anticipé sur la réglementation qui interdit l'usage des produits phytosanitaires sur l'espace public à partir du 1er janvier 2017 et c'est à juste titre qu’ils sont reconnus comme références écologiques en France, voire en Europe.

Le cimetière des Péjoces n’échappe pas à la règle : les 30 hectares du cimetière sont donc désormais entretenus en partie manuellement, par les équipes d’une entreprise d’insertion. De nouvelles méthodes de travail sont en œuvre, qui modifient la physionomie du cimetière : allées enherbées et présence de végétaux sont le signe d’une gestion responsable et raisonnable.

La ville de Dijon est engagée dans la démarche « Éco jardin », visant à valoriser la gestion écologique des espaces verts. Le parc de l’Arquebuse est le premier site dijonnais à avoir obtenu ce label accordé par l’association, « Plante & Cité ». Le cimetière des Péjoces est susceptible d’être à son tour labellisé.

En attendant, c'est à Dijon qu'aura lieu, le 15 novembre prochain, une journée technique nationale organisée par « Plante & Cité » sur le thème de la gestion écologique des cimetières.

Celui des Péjoces sera à cette occasion cité en exemple et la nouvelle vision paysagère qu'il offre désormais sera présentée aux participants lors d'une visite."

samedi 29 octobre 2016

Le bio dans l'agriculture péri-urbaine, ce n'est pas gagné

Un point discuté lors du dernier conseil du Grand Dijon portait sur les vignes du domaine de la Cras. Les discussions ont montré des divergences de volonté politique pour y développer une agriculture biologique. Certains préférant rester à une viticulture chimique.


Malgré toutes les études et données démontrant les nombreux effets néfastes des pesticides tant sur l'homme que la nature, certains de nos élus locaux persistent à soutenir une agriculture chimique. Ainsi, messieurs Rebsamen, Bordat et Carrelet De Loisy se sont exprimés clairement sur le sujet lors du dernier conseil du Grand Dijon.

La carte des victimes des pesticides comprend peu de témoignages locaux, mais cela risque de changer...

Enfin, il est inquiétant de vouloir déverser des pesticides sur le plateau de la Cras alors que nombreux randonneurs y passent. Inquiétant et probablement illégal puisque cela va revenir à remettre des pesticides dans la ville de Dijon alors que celle-ci est passée en zéro-phyto, une obligation légale pour janvier 2017 dans les espaces verts.













 Et qu'en sera t il du voeu des élus EELV ?

lundi 24 octobre 2016

De la prévention des déchets à l'économie circulaire

"Avec la notion d’économie circulaire, les déchets sont aujourd’hui de nouveau vus comme une ressource. Les orientations législatives rappellent toutefois que la priorité est à la prévention. L'objectif n'est pas de produire toujours plus de déchets sous prétexte qu’ils sont recyclables et que le recyclage est source d’activités économiques, mais d’en produire moins et de les gérer autrement, de manière à réduire leurs impacts sur l’environnement."

Le document est découpé en grands chapitres:
* La prévention des déchets, un levier vers une économie plus circulaire".
* La gestion des déchets ménagers état des lieux

* Premiers résultats de la prévention des déchets

* Les programmes locaux de prévention

* Les multiples facettes de la prévention des déchets
- Bricoler dans le partage et l’échange
- Ça roule pour l’emploi
- L’humour pour sensibiliser
- Gourmet bag, à table sans se priver
- Des emplois tout propres
- Guider pour moins gaspiller
- Tri et redevance incitative: un couple gagnant
- Une charte pour les commerçants
- L’éco-consommation en question
- Des activités pour les petits éco-citoyens
- Ressourcerie, le double bénéfice
- Révéler la fée du logis durable en chacun de nous
- Mieux vaut prévenir que guérir
- Moins de déchets, plus d’économies

* Programmes « zéro déchet, zéro gaspillage ». De la prévention des déchets à des projets d’économie circulaire

* Le ZDZG, moteur du développement économique du territoire

Un document qui donne une vue d'ensemble sur nos déchets et  des possibilités pour les diminuer.













En ce qui concerne le Grand Dijon, la quantité des déchets collectés en 2014 était de 92 216,11 tonnes tandis qu'en 2015 il était de 90 799,52 tonnes . Sources: "Rapport annuel des déchets 2014" et "Rapport annuel des déchets 2015".